
Deuxième jour à Arcachon. J’alterne entre visites de lieux touristiques et séances au club. Je retrouve les chevaux de la veille et rencontre les mêmes difficultés avec la seconde jument (au bon désarroi du moniteur). Ces difficultés sont, malgré tout, une source de motivation pour m’améliorer lors de la deuxième session de la journée. J’ai ainsi pu progresser avec la première jument rencontrée la veille, finissant de nouveau la journée sur une bonne note : le bon déroulé de la séance confirme la reprise de confiance en moi durant le saut.
Confiance en soi, confiance en notre partenaire, confiance en notre couple sont les maîtres mots pour dérouler une belle reprise. J’ai perdu ces atouts après une chute, qui a eu lieu il y a presqu’un an. La cause n’est due à un déséquilibre ou à un comportement soudain du cheval, mais à une maladie chronique, l’épilepsie. Cette chute m’a permis de diagnostiquer la maladie et de commencer un traitement approprié. Cependant, les épileptiques ne sont jamais à l’abri d’une crise qui peut survenir à n’importe quel moment. Une crise a provoqué la chute, juste après un saut. Suite à cet événement traumatisant, j’étais parfois incapable de sauter. Ceci ne m’a cependant pas empêché de me présenter à mon premier CSO. Heureusement, je n’ai jamais perdu ma motivation. Oui, j’ai mis plusieurs mois à surmonter la peur de la survenue d’une crise lors d’un saut, mais je suis fière du travail mental que j’ai effectué sur moi-même. Pour moi, l’équitation n’est pas juste un loisir qui me permet de me vider la tête : c’est un sport qui, au-delà du travail physique, me permet de lutter contre les démons intérieurs qui me hantent depuis l’enfance.
Amy C.

